En quoi l’arbre est-il un être vivant ? En quoi est-il extraordinaire ? De quoi parle-t-on quand on parle ‘arbre’ ??
être vivant : fonctionnement arbre et son milieu
extraordinaire : habitat et cycle parfait (pas de déchet)
symbolique :
L’arbre en général est symbole de l’homme, du cosmos, de la vie…, et chaque arbre en particulier est un symbole : le chêne symbolise la majesté, l’aulne, l’humilité…
Les textes des troubadours, des conteurs et des poètes de toutes les époques chantent l’arbre comme l’axe du monde, la flamme de vie, le pont vers le ciel, l’image de l’éternelle vigueur. Par sa verticalité, l’arbre est le lieu sacré où le ciel s’enracine à la terre. Les racines fouillent les profondeurs cachées du sol dans lequel elles se développent ; le tronc et les branches maîtresses fendent l’espace ; c’est dans les hauteurs que se balancent ses fines ramures et ses fleurs. L’arbre met en relation les trois niveaux du cosmos. L’arbre est le symbole par excellence de la vie en perpétuelle évolution. Le déroulement de son cycle annuel l’associe tout naturellement à la succession de la vie, de la mort et de la renaissance.
On rencontre des arbres sacrés, des rites et des symboles végétaux dans les traditions populaires du monde entier, dans les métaphysiques et les mystiques de tous les temps, des époques archaïques jusqu’à nos jours. Parfois, l’univers est représenté par un arbre géant ; dans d’autres traditions, l’humanité naît d’un arbre. L’arbre est toujours associé à ce qui est vivant et créateur1.
Ainsi Pline l’Ancien témoigne sur les druides et le chêne.
- « Les druides n’ont rien de plus sacré que le gui et l’arbre dans lequel il croît, à condition que celui-ci soit un rouvre … Un prêtre paré d’un vêtement blanc monte dans l’arbre, avec une serpe d’or il coupe le gui : celui-ci est recueilli dans un sayon blanc. » (Pline, Histoire naturelle, XVI, 250).
Dans la Grèce antique, Dodone était un sanctuaire oraculaire dédié à Zeus et à la Déesse-Mère, remontant peut-être au IIe millénaire av. J.-C., et l’un des plus célèbres avec ceux de Delphes et d’Ammon. Les prêtres et les prêtresses du bosquet sacré interprétaient le bruissement des feuilles de chêne sous le vent.
L’arbre dans la kabbale
La kabbale juive représente régulièrement le Tout sous forme d’un Arbre. C’est l’arbre sefirotique. Tel que le présente la tradition juive, l’arbre des Sefirot est un idéogramme qui relie entre elles dix essences d’une importance métaphysique essentielle. C’est le modèle du monde, schéma dynamique des forces productrices de l’univers qui doit devenir visible. Les dix Sefirot sont aussi les dix paroles par lesquelles Dieu a créé le monde. Ce sont les dix aspects sous lesquels l’essence divine se fait connaître, les dix vêtements dont elle se revêt, les dix degrés prophétiques par lesquels elle exprime ses messages. Dans l’ordre de la connaissance, ce sont les dix lumières qui éclairent l’intelligence.

